Compétitivité des entreprises : il faut #Accélérer!


Saison 1 « Compétitivité » –  Episode 1 : Le Diagnostic

Consult’in France appelle au sursaut Paris, 30 juin 2016 – La compétitivité des entreprises françaises recule depuis 15 ans. Il est devenu urgent d’accentuer les réformes et d’en convaincre les responsables politiques. A cette fin, Consult’in France prépare actuellement un ouvrage au titre évocateur : « #Accélérer ! L’entreprise moteur de la compétitivité France ». Il s’appuie sur trois sondages exclusifs Consult’in France et Ifop effectués auprès de dirigeants d’entreprises, d’associés de cabinets de conseil et d’étudiants de Grandes Ecoles et d’Universités sur le thème de la relance de la compétitivité en France. Ces sondages viennent étayer son diagnostic et soutenir ses axes de propositions novatrices. #Accélérer ! se décompose en 5 chapitres que Consult’in France distillera tout au long du second semestre à travers : « Les chroniques de la compétitivité ».

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L’amélioration actuelle : un leurre La légère amélioration de la situation économique actuelle est moins due aux réformes engagées par le pays qu’à une conjoncture extraordinairement favorable : taux d’intérêt historiquement faibles, prix du pétrole au plancher, baisse durable de l’euro face au dollar. Si l’un ou plusieurs de ces facteurs exogènes venaient à changer, c’est tout l’édifice qui s’écroulerait. Il s’avère dès lors décisif d’anticiper ce retournement en accélérant la cadence des réformes et en renforçant notre compétitivité. « #Accélérer ! » débute par un état des lieux sur notre compétitivité. Un constat sans concessions qui appelle une réforme profonde du marché de l’emploi, une remise à plat de la fiscalité mais aussi à une remise en question des entreprises face à un monde en perpétuel mouvement. Les résultats des sondages réalisés par Consult’in France et l’Ifop confortent cette analyse d’ensemble.

RESULTATS DU SONDAGE
Comment les étudiants, dirigeants et consultants perçoivent-ils l’évolution de la compétitivité en France depuis 5 ans ?
Etudiants (grandes écoles de commerce, d’ingénieurs et universités) et dirigeants (start-ups, PME/ETI et grands groupes) ont un avis plutôt mitigé sur la question : plus de 2/3 d’entre eux jugent que la compétitivité ne s’est pas améliorée en 5 ans, mais qu’elle s’est plutôt maintenue ou détériorée. Les consultants sont sans doute les plus tranchés sur cette question, 51% d’entre eux estimant que la compétitivité s’est légèrement voire significativement détériorée depuis 2011. Il est intéressant de noter que les dirigeants d’entreprises ont des visions contrastées sur cette question, selon le type d’entreprise dans laquelle ils travaillent. Les dirigeants de grands groupes sont plus optimistes que les autres, 16% d’entre eux seulement considèrent que la compétitivité s’est détériorée depuis 5 ans : à titre de comparaison, 28% des dirigeants de start-ups (soit 12% de plus que les dirigeants de grands groupes) et 38% des dirigeants de PME / ETI (soit plus du double des dirigeants de grands groupes) partagent ce constat de déclin de la compétitivité.

Quels sont les principaux freins à la compétitivité ? Pour les dirigeants, les étudiants et les consultants, le constat est clair : l’excès de réglementation ainsi que le poids de la fiscalité et des charges sociales forment le duo de tête des freins à la compétitivité. L’excès de réglementation semble particulièrement pesant pour les dirigeants de grands groupes (69% d’entre eux le citent dans leur top 2), et, dans une mesure un peu moindre, pour les dirigeants de PME / ETI (44%) et de start-ups (37%). Les consultants (à 64%) et les étudiants (à 54%) ne se trompent donc pas lorsqu’ils jugent ce point comme étant le deuxième frein majeur à la compétitivité en France. Le poids de la fiscalité et des charges sociales est aussi régulièrement mentionné comme un des deux freins principaux à la compétitivité par les dirigeants de grands groupes (59%), de start-ups (45%) et des PME / ETI (42%). Les consultants et étudiants ont un avis encore plus marqué sur la question, citant massivement la fiscalité comme le premier frein à la compétitivité en France (à 70% pour les consultants, 75% pour les étudiants). Enfin, si le coût de la main d’œuvre constitue une source de préoccupation majeure pour les dirigeants de start-ups (45%) et de PME / ETI (42%), il est perçu moins négativement par les dirigeants de grands groupes (ils sont 17% à le citer dans leur Top 2 des freins à la compétitivité).

Les surprises de ce sondage Surprise de ce sondage, la disponibilité d’une main d’œuvre qualifiée, atout traditionnel de la France, apparaît désormais comme une faiblesse majeure pour l’ensemble des dirigeants. Le trait est d’autant plus marqué pour les dirigeants de PME et de start-ups : 26% des dirigeants de start-ups, 19% des dirigeants de PME / ETI et 16% des grands groupes perçoivent ainsi cet enjeu comme un des éléments majeurs freinant la compétitivité des entreprises de leur secteur. Autre point d’étonnement tout particulièrement à l’aune de l’actualité de ces dernières semaines : le climat et le dialogue social ne sont pas considérés par les dirigeants comme un frein important à la compétitivité (il n’apparaît pas dans leur Top 5), à l’exception peut-être des dirigeants de PME / ETI (18% d’entre eux le citent comme un des deux freins principaux, ce qui le place à la 5ème position de leur classement). Même si les perceptions divergent légèrement entre les différents observateurs sur les freins à la compétitivité, les résultats sont éloquents et militent pour une accentuation des réformes de la fiscalité et du marché du travail.